Refle-x-périmental #26 : Round and Round
Un film de Ken Jacobs, @welcometo_blue, Chiara Caterina, Christoph Janetzko, Sarah Ballard, Open Group
Votre séance
Synopsis
Refle-x-périmental #26 : Round and Round
Carte blanche au Millennium Film Journal
► À l’occasion de la parution de Millennium Film Journal 83, ce programme réunit des œuvres présentées dans la revue et interroge la notion de “circulation” à différentes échelles : le sang qui coule dans les veines, les corps qui se déplacent à travers les villes et les pays, le capital et l’information qui circulent au sein des États-nations dans une économie mondialisée. Le mouvement est comme la seule constante – la chute des anciens régimes et l’émergence de nouveaux, ad infinitum. Le cinéma, lui aussi, est pris dans ces circuits.
“En 2025, nous avons subi la perte tragique d’un couple d’artistes qui, dans la vie, étaient unis par l’amour : Florence Jacobs, en juin, et, en octobre, Ken Jacobs. Ensemble, ils furent les principaux moteurs de notre organisation, apportant leur énergie, leur ingéniosité et leur vision à une idée utopique selon laquelle nous pourrions tous partager les outils, les connaissances, les espaces et les ressources nécessaires à la réalisation de films, et forger une communauté alternative du cinéma opposée aux pratiques du capitalisme et de l’industrie.”
– Joe Wakeman, Exec Dir. Millennium Film Workshop
Séance présentée par et suivie d’une discussion avec Grahame et Nicky Hamlyn
Programmé par Grahame Weinbren, Vince Warne et MFJ editors.
Extraits tirés de Millenium Film Journal et Filmmakers Coop Catalogue.
► Le programme :
Nissan Ariana Window
Ken Jacobs
1968, 16mm (num.), colour, silencieux, 12’
“Nissan Ariana Window correspond aux trois quarts du nom de notre fille. Elle n’était qu’un enfant lorsque ces images ont été prises. Certaines datent même d’avant sa naissance : Flo enceinte, aux côtés du chat China également enceinte, toutes deux se prélassant dans un bain de soleil. Andrew Noren aime ce film.”
– Ken Jacobs (Filmmakers Coop Catalogue)
The Scent Sang a Song
@welcometo_blue
2025, num., 2’50
+ Sélection de courtes vidéos réparties tout au long du programme
“Il y a là un sentiment omniprésent de voyeurisme, une solitude, une fascination pour la lumière et le mouvement, une brume enveloppante et floue, de minuscules tranches d’infini. Beaucoup d’entre eux – notamment l’extraordinaire court-métrage The Scent Sang a Song – semblent avoir été filmés dans une école primaire abandonnée, un espace liminal aux néons fluorescents, aux grillages métalliques, aux salles de classe préfabriquées, aux fenêtres donnant sur des palmiers silhouettés contre un ciel sombre. »
– Vince Warne (MFJ 83, printemps 2026)
L’incanto
Chiara Caterina
2021, 8mm & 16mm (digital), 20’
“Les images sont dynamiques, chaque plan constituant une connexion immédiate et tangible avec l’œil de la cinéaste. Les montages visuels sont mis en apposition à des fragments choisis de dialogue, non pas pour illustrer les événements décrits mais pour les appréhender. Je me suis surpris à ‘lire’ les voix dans les images, non pas à travers des procédés rhétoriques définissables comme la métaphore ou l’illustration. Les images ne fonctionnent pas comme une fenêtre ouverte sur une réalité passée, mais comme des surfaces en équilibre tendu avec les sujets représentés.”
– Grahame Weinbren (MFJ 76, automne 2021)
WALD (The Forest)
Christoph Janetzko
2023, numérique, 13’
“Le lieu est le parc naturel du Harz, une forêt située dans les moyennes montagnes allemandes. Il est engagé dans un lent processus de dépérissement. Le paysage n’est pas utilisé comme point de départ ni comme arrière-plan servant à la projection de l’imagination du cinéaste; au contraire, le film marque un tournant vers une réalité non cinématographique : il nous invite à réfléchir à la question du changement climatique et à ses conséquences, de la même manière que d’autres cinéastes expérimentaux abordent la diversité sexuelle, le racisme ou le féminisme. Le film expérimental de Janetzko dépasse l’expérience sensorielle immédiate du cinéma pour ouvrir sur une méditation autour d’un défi social global.”
– Ulrich Stein (MFJ 81, printemps 2025)
Full Out
Sarah Ballard
2025, 16 mm (numérique), 14’
“Ballard évoque l’idée du cinéma comme une forme d’hypnose et de rêverie, à la fois exaltante et déstabilisante : le mouvement vertigineux, défiant la gravité et presque délirant des pom-pom girls comme de la caméra ramène sans cesse le film à ses principes expérimentaux originels, tout en faisant écho à la longue histoire cyclique de la fascination et des enjeux éthiques ambigus liés à la représentation des états d’être des femmes.”
– Sarah Keller (MFJ 83, Spring 2026)
REPEAT AFTER ME
Open Group
2024, numérique, 15′, avec la participation du public
“Open Group est un collectif d’artistes ukrainiens bien connu, fondé à Lviv en 2012. Les membres permanents actuels sont Yuriy Biley, Pavlo Kovach et Anton Varga. Leur œuvre Repeat after me est, à plusieurs égards, une œuvre unique, qui impose aux spectateurs des exigences inhabituelles et spécifiques, tout en leur offrant en retour une expérience cinématographique singulière. Hommes, femmes, personnes âgées, d’âge moyen, jeunes. L’un après l’autre, ils fixent la caméra, se présentent, puis crient, hurlent, grognent, sifflent et rugissent les sons de la guerre. Après avoir produit un long son imitant des armes de guerre ou des sirènes d’alerte, le performeur donne l’ordre suivant : ‘Повторюй за мною’ – ‘Repeat after me.’”
– Grahame Weinbren (MFJ 82, automne 2025)
Séance dans le cadre du ciné-club de Cinédoc au Reflet Médicis.
Carte blanche au Millennium Film Journal
► À l’occasion de la parution de Millennium Film Journal 83, ce programme réunit des œuvres présentées dans la revue et interroge la notion de “circulation” à différentes échelles : le sang qui coule dans les veines, les corps qui se déplacent à travers les villes et les pays, le capital et l’information qui circulent au sein des États-nations dans une économie mondialisée. Le mouvement est comme la seule constante – la chute des anciens régimes et l’émergence de nouveaux, ad infinitum. Le cinéma, lui aussi, est pris dans ces circuits.
“En 2025, nous avons subi la perte tragique d’un couple d’artistes qui, dans la vie, étaient unis par l’amour : Florence Jacobs, en juin, et, en octobre, Ken Jacobs. Ensemble, ils furent les principaux moteurs de notre organisation, apportant leur énergie, leur ingéniosité et leur vision à une idée utopique selon laquelle nous pourrions tous partager les outils, les connaissances, les espaces et les ressources nécessaires à la réalisation de films, et forger une communauté alternative du cinéma opposée aux pratiques du capitalisme et de l’industrie.”
– Joe Wakeman, Exec Dir. Millennium Film Workshop
Séance présentée par et suivie d’une discussion avec Grahame et Nicky Hamlyn
Programmé par Grahame Weinbren, Vince Warne et MFJ editors.
Extraits tirés de Millenium Film Journal et Filmmakers Coop Catalogue.
► Le programme :
Nissan Ariana Window
Ken Jacobs
1968, 16mm (num.), colour, silencieux, 12’
“Nissan Ariana Window correspond aux trois quarts du nom de notre fille. Elle n’était qu’un enfant lorsque ces images ont été prises. Certaines datent même d’avant sa naissance : Flo enceinte, aux côtés du chat China également enceinte, toutes deux se prélassant dans un bain de soleil. Andrew Noren aime ce film.”
– Ken Jacobs (Filmmakers Coop Catalogue)
The Scent Sang a Song
@welcometo_blue
2025, num., 2’50
+ Sélection de courtes vidéos réparties tout au long du programme
“Il y a là un sentiment omniprésent de voyeurisme, une solitude, une fascination pour la lumière et le mouvement, une brume enveloppante et floue, de minuscules tranches d’infini. Beaucoup d’entre eux – notamment l’extraordinaire court-métrage The Scent Sang a Song – semblent avoir été filmés dans une école primaire abandonnée, un espace liminal aux néons fluorescents, aux grillages métalliques, aux salles de classe préfabriquées, aux fenêtres donnant sur des palmiers silhouettés contre un ciel sombre. »
– Vince Warne (MFJ 83, printemps 2026)
L’incanto
Chiara Caterina
2021, 8mm & 16mm (digital), 20’
“Les images sont dynamiques, chaque plan constituant une connexion immédiate et tangible avec l’œil de la cinéaste. Les montages visuels sont mis en apposition à des fragments choisis de dialogue, non pas pour illustrer les événements décrits mais pour les appréhender. Je me suis surpris à ‘lire’ les voix dans les images, non pas à travers des procédés rhétoriques définissables comme la métaphore ou l’illustration. Les images ne fonctionnent pas comme une fenêtre ouverte sur une réalité passée, mais comme des surfaces en équilibre tendu avec les sujets représentés.”
– Grahame Weinbren (MFJ 76, automne 2021)
WALD (The Forest)
Christoph Janetzko
2023, numérique, 13’
“Le lieu est le parc naturel du Harz, une forêt située dans les moyennes montagnes allemandes. Il est engagé dans un lent processus de dépérissement. Le paysage n’est pas utilisé comme point de départ ni comme arrière-plan servant à la projection de l’imagination du cinéaste; au contraire, le film marque un tournant vers une réalité non cinématographique : il nous invite à réfléchir à la question du changement climatique et à ses conséquences, de la même manière que d’autres cinéastes expérimentaux abordent la diversité sexuelle, le racisme ou le féminisme. Le film expérimental de Janetzko dépasse l’expérience sensorielle immédiate du cinéma pour ouvrir sur une méditation autour d’un défi social global.”
– Ulrich Stein (MFJ 81, printemps 2025)
Full Out
Sarah Ballard
2025, 16 mm (numérique), 14’
“Ballard évoque l’idée du cinéma comme une forme d’hypnose et de rêverie, à la fois exaltante et déstabilisante : le mouvement vertigineux, défiant la gravité et presque délirant des pom-pom girls comme de la caméra ramène sans cesse le film à ses principes expérimentaux originels, tout en faisant écho à la longue histoire cyclique de la fascination et des enjeux éthiques ambigus liés à la représentation des états d’être des femmes.”
– Sarah Keller (MFJ 83, Spring 2026)
REPEAT AFTER ME
Open Group
2024, numérique, 15′, avec la participation du public
“Open Group est un collectif d’artistes ukrainiens bien connu, fondé à Lviv en 2012. Les membres permanents actuels sont Yuriy Biley, Pavlo Kovach et Anton Varga. Leur œuvre Repeat after me est, à plusieurs égards, une œuvre unique, qui impose aux spectateurs des exigences inhabituelles et spécifiques, tout en leur offrant en retour une expérience cinématographique singulière. Hommes, femmes, personnes âgées, d’âge moyen, jeunes. L’un après l’autre, ils fixent la caméra, se présentent, puis crient, hurlent, grognent, sifflent et rugissent les sons de la guerre. Après avoir produit un long son imitant des armes de guerre ou des sirènes d’alerte, le performeur donne l’ordre suivant : ‘Повторюй за мною’ – ‘Repeat after me.’”
– Grahame Weinbren (MFJ 82, automne 2025)
Séance dans le cadre du ciné-club de Cinédoc au Reflet Médicis.