
NO PICTURE PLEASE #2 Le ciné-club d'Hortense Belhôte : Varda et Maldoror, colosses parisiennes !
Jeudi 10 avril à 20h au Majestic Bastille
NO PICTURE PLEASE !
Le ciné-club Musée et Cinéma animé par Hortense Belhôte au Majestic Bastille.
Hortense s’interroge sur les liens entre le cinéma et le musée, à l’aide de projections et d’invités issus des deux univers. Chaque séance débute par une courte problématisation du thème du jour par Hortense à l’aide de tableaux et de photogrammes. S’en suit une projection d’un long métrage ou de plusieurs courts métrages. Puis une table ronde avec les invités qui font dialoguer les deux disciplines.
Comment on filme un musée ? Peut-on analyser les films comme on analyse les tableaux ? Pourquoi on aime refaire des tableaux anciens avec nos corps d’aujourd’hui ? Comment le cinéma rejoue ou déjoue l’histoire de l’art ? Comment sort-on du point de vue de l’artiste ? Quelle est la place de l’objet d’art au cinéma ?
Deuxième rendez-vous : Jeudi 10 avril à 20h au Majestic Bastille
Séance en partenariat avec le Musée Carnavalet autour de l'exposition Le Paris d'Agnès Varda (du 9 avril au 24 août 2025) et le Centre Pompidou autour de la rétrospective Sarah Maldoror (du 3 au 7 avril 2025) en écho à l'exposition Paris noir - circulation artistiques et luttes décoloniales (1950-2000) (du 19 mars au 30 juin 2025).
AU PROGRAMME :
Les Dites Cariatides. 13 minutes. 1984. Agnès Varda.
Le Cimetière du Père Lachaise. 7 minutes. 1978. Sarah Maldoror.
L’Abbaye royale de St. Denis. 7 minutes. 1977. Sarah Maldoror.
Le Lion Volatil. 12 minutes. 2003. Agnès Varda.
Suivi d'une discussion animée par Hortense Belhôte, avec :
Annouchka De Andrade : Autrice, en charge des fonds Sarah Maldoror et Mario de Andrade
Anne de Mondenard : responsable du département Photographies et Images numériques, musée Carnavalet
Eva Belgherbi : chercheuse en histoire de l'art et membre de l'association Femmes Artistes en Réseaux
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Comme les deux colonnes du Matrimoine cinématographique français, Agnès Varda (1928-2019) et Sarah Maldoror (1929-2020) sont d’exactes contemporaines. L’une est née en Belgique en 1928, l’autre un an plus tard dans le Sud-ouest, puis les deux arpentent le monde et les routes, avant de s’éteindre, 40 films plus tard, en région parisienne à l’âge de 91 ans. Au printemps 2025 deux grandes expositions vont permettre de redécouvrir leurs œuvres à travers le prisme de la capitale : l’une au Musée Carnavalet (Le Paris d’Agnès Varda), et l’autre au Centre Pompidou (Paris Noir : Circulations artistiques et luttes anticoloniales, 1950-2000).
Cette séance s’est construite à partir des « Dites Cariatides » d’Agnès Varda. Un court métrage de 13 minutes qui articule en un temps record une réflexion sur la ville, la sculpture, le féminisme, le patrimoine, le 19e siècle et son héritage douteux… Un cas d’école pour notre ciné-club qui fait dialoguer Cinéma et Histoire de l’art à l’aune de notre société actuelle. La surprise a été de découvrir que dans les mêmes années (au tournant de la cinquantaine pour elles, et avant la vague numérique pour toustes), Varda et Maldoror (avec « le cimetière du Père Lachaise » et la « Basilique St Denis ») s’étaient attaquées au même sujet : la sculpture urbaine monumentale.
Pourquoi leurs regards se sont-ils portés sur les indéboulonnables statues de pierre des façades, des cimetières, des cathédrales et des places publiques ? Qu’y ont-elles vu ? Que nous permettent-elles de voir aujourd’hui ? Maldoror et Varda ont des « styles » très différents, mais toutes deux regardent Paris en poétesses autant qu’en anthropologues, allient histoire et sociologie, inquiétude existentielle et astuces visuelles, usent de la littérature et du symbolisme, semblent faire dire quelque chose à ces statues…
Lorsque les films se tairont c’est une discussion à quatre voix (puis plus) qui viendra tenter de multiples réponses.
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Hortense Belhôte est actrice, autrice et historienne de l’art. Elle est la créatrice de Merci de ne pas Toucher, une web série Arte réalisée par Cécilia de Arce, qui décrypte les chef d’oeuvres de l’art classique européen. En tant que comédienne elle a joué pour le théâtre et le cinéma et a enseigné l’art dramatique dans des conservatoires parisiens. Titulaire d’un Master 2 en histoire de l’art, elle a enseigné dans des écoles de design, de marché de l’art et des universités. À la croisée de ses pratiques, elle s’est créée une forme sur mesure : la conférence spectaculaire. En 2024, elle est artiste en résidence au Musée d’Orsay. Elle crée en janvier Escape Game XIX, une visite spectaculaire dans les collections et présentera au printemps 2024 sa version plateau dans l’auditorium du Musée.
Portrait Agnès Varda : Agnès Varda en 1954 (c) Succession Agnès Varda
Portrait Sarah Maldoror © Bildtjanst-H. Nicolaisen, photographie n&b, s.d., courtesy Annouchka de Andrade et Henda Ducados
Billetterie disponible ci-dessous [cliquez sur l'horaire pour réserver]